La Retraite ? Quelle retraite ? 

La retraite

Alors que le projet de loi sera débattu au Parlement prochainement, A.G.M. Consulting se propose de dégrossir, dans une synthèse, non exhaustive et avec quelques guillemets, le système proposé.

 1/ Tous concernés ?

Non, étonnement, le système de retraite universel, ne concernera que les actifs nées à partir de 1975 qui prendraient leur retraite vers 2037. Ces derniers auront 70 % de sa retraite calculée selon l’ancien système, le reliquat serait cotisé sur une nouvelle « Caisse nationale de retraite universelle » qui chapeautera les 42 régimes existants, avant de probablement les absorber.

Notons que la génération née en 2004 qui entrera pour la première fois sur le marché du travail en 2022 sera la première à intégrer le système universel de retraite.

Les fonctionnaires exerçant certaines « fonctions régaliennes » (policiers, douaniers, surveillants pénitentiaires, contrôleurs aériens) pourront toujours partir en retraite à 57, voire 52 ans. Idem pour les militaires, qui garderont le droit de toucher une pension après 17 ou 27 années de « services effectifs ».

Pour les autres fonctionnaires des « catégories actives » et les salariés des régimes spéciaux, l’âge légal sera progressivement relevé à 62 ans, mais l’extension du « compte pénibilité » et de la retraite pour incapacité permanente déjà en vigueur dans le secteur privé permettra à certains de cesser le travail à 60 ans.

 2/ Et la retraite des indépendants alors ?

Le projet prévoie une réforme de la CSG et des cotisations vieillesse qui seraient mises en œuvre au 1er janvier 2022, en « douceur », voire progressivement… 

L’objectif serait à horizon 15 ans d’aligner les cotisations des indépendants, sur les cotisations « classiques ».

Les réserves, quant à elles resteraient dans les caisses des professions concernées. « Il n’y a donc pas de hold-up, pas de siphonage pour combler tel ou tel trou » selon Édouard Philippe.

 3/ Des points supplémentaires ?

Chaque enfant donnerait droit à « une majoration en points de 5% », attribuée par défaut à la mère, mais qui pourrait être partagée entre les deux parents.

Un bonus supplémentaire de 2% serait accordé pour le troisième enfant, et réparti à parts égales entre le père et la mère, à moins qu’ils en décident autrement.

La pension de réversion garantirait au conjoint survivant, à partir de 55 ans et après au moins deux ans de mariage, « 70% des points de retraite acquis par le couple ». Ces règles ne s’appliqueraient toutefois « qu’à partir de 2037 », pour les personnes ayant intégré le système universel. Les droits des conjoints divorcés seront précisés ultérieurement par ordonnance.

 4/ Et si je veux continuer de travailler ?

La retraite progressive, qui permet de toucher une partie de sa pension en continuant de travailler à temps partiel, sera étendue aux salariés en forfait-jours, aux régimes spéciaux et aux agriculteurs. Les règles du cumul emploi-retraite seront modifiées pour que ceux qui touchent une pension à taux plein puissent engranger des points supplémentaires quand ils reprennent une activité.

à noter : Une contribution de cotisation de solidarité pour les plus riches

Au-delà de 120 000 € par an, les plus aisés contribueraient plus sans obtenir davantage. Le montant de cette contribution sera « plus élevé qu’aujourd’hui».

 5 / Une pension Minimum ?

Souhaitant récompenser les futurs retraités « ayant effectué une carrière complète », ces derniers, recevront si nécessaire « des points supplémentaires » afin que leur pension atteigne 1.000 euros net en 2022, puis 83% du Smic net en 2023, 84% en 2024 et 85% en 2025.

 6/ Si je me suis expatrié ?

Soit je suis salarié détaché et je reste affilié au régime de retraite français. Pas de sujet, la règle est la même que pour un salarié résidant en France.

Soit je ne cotise plus au régime de retraite français. Là par contre, il y aura des conséquences sur l’application du régime de sécurité sociale et plus particulièrement sur les droits à la retraite, désormais directement liés au système local. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, en plus des cotisations éventuelles dont il faut s’acquitter dans le cadre de l’activité salariale locale, il est conseillé d’adhérer à titre individuel ou par le biais de l’entreprise, à la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Cette caisse assurera la continuité avec le régime français.

 Par conséquent, vous l’aurez sans doute déjà compris, le salut ne viendra pas d’une décision collective.

Ainsi sachez qu’A.G.M. Consulting vous assiste dans la création de VOTRE patrimoine en vue de garantir votre niveau de vie à la retraite.

N’hésitez pas à nous interroger en cas de besoin.